Voyage en Birmanie – Carnet de Claude Poliakoff

Voyage en Birmanie

02/12/2017 au 13/12/2017

Carnet de voyage de Claude Poliakoff illustré par ses photos

Le texte de Claude seul, au format PDF, en cliquant ici.

 ( Pour voir les photos de Béni et Huguette cliquez ici

 

Préambule :

C’est avec le cœur un peu lourd que ce samedi 2 décembre je prends ma valise pour rejoindre le taxi qui m’attend déjà : Nadine ne part pas ! Ses problèmes de dents l’ont contrainte d’annuler son voyage et ce n’est que maintenant que j’en prend réellement conscience. C’est bien la première fois que je pars un peu triste et le bleu à l’âme.

 A l’aéroport, je retrouve mes amis. Certains pensent que je plaisante et que Nadine arrive puis sont désolés de ne pas la retrouver. Ce sera pour une autre fois … 

03/12/2017 :

Le vol jusqu’à Bangkok s’est bien passé mais 4 heures d’attente à l’aéroport pour attendre l’avion qui doit nous emmener à Rangoon, c’est un peu long.

La clim est à fond et il fait parfois un peu frisquet dans cet aéroport de Bangkok. C’est un aéroport  gigantesque. J’en profite pour me promener parmi les boutiques et les restaurants, puis pour prendre un petit café en compagnie de Maryse et de Mélanie.

Nous voici à Rangoon et nous remettons une nouvelle fois nos montres à l’heure.

L’hôtel est très près de l’aéroport, ce qui est bien pour le transport (environ 10 mn de car) mais beaucoup moins bien pour le bruit !!!

Notre guide, Pang Pha, est sympa et parle très bien français. Il nous propose de zapper la visite de la pagode Shwedagon qui est à l’autre extrémité de la ville pour aller visiter la pagode Kyaukhtatgyi du magnifique Bouddha couché.

Après s’être déchaussé, nous circulons dans le sens des aiguilles d’une montre pour admirer ce splendide Bouddha. Ses jambes sont repliées, donc il est vivant ; il sourit, donc il est en pleine forme et en bonne santé nous explique Pang Pha. 

Il fait très chaud alors que le car se dirige très lentement (vu les embouteillages) vers le restaurant : « the green elephant ». Très bon restaurant, cuisine typique avec soupe de lentilles puis bœuf, poulet, riz, aubergines, petits légumes et bananes sautées au miel en dessert.

L’hôtel est confortable et propre. Problème : le bruit de la rue et des avions.

Cela ne va cependant pas m’empêcher de dormir car vu mon retard de sommeil, je vais me coucher dès 21h30 sans profiter de la piscine.

04/12/2017 :

Lever 4h00 (ce n’est pas une faute de frappe !!!) pour l’aéroport à destination de Mandalay.

Petit déjeuner simplissime avec un œuf dur, une pomme et une tartine que l’on essaye de manger en toute hâte dans le car.

Mandalay a été la dernière capitale du Roi. C’est la deuxième ville du pays et demeure un acteur majeur économique.

Mines d’or, de diamants et de rubis font la grande richesse de la région où beaucoup de chinois se sont installés.

Ses rues sont rectilignes et parallèles. On peut observer le Palais Royal.  A l’intérieur, des casernes où vivent des militaires.

Ce Palais est immense : 32 km de côté. Il fut bombardé par les japonnais pendant la 2ème guerre mondiale.

Après être passés dans plusieurs ateliers d’artisanat (sculpture de marbre et de bois, tapisseries …), nous voici devant la pagode Mahamuni.

Tout d’abord, on se déchausse puis nous nous promenons dans un pittoresque bazar couvert.

Voici maintenant le fameux Bouddha recouvert de 7 tonnes d’or.

Ce bouddha est en bronze au départ puis les gens viennent le recouvrir de feuilles d’or.

Il est surprenant de voir que les femmes ne sont pas autorisées à s’approcher du fameux Bouddha et donc de le recouvrir de feuilles d’or elles aussi.

Je prends quelques photos de jeunes filles qui me demandent à leur tour de prendre quelques photos de Jacqueline et de moi. Elles sont souriantes et très charmantes !!!

En sortant du bazar, Pang Pha nous tend des lingettes afin de nettoyer un peu nos pieds.

En nous rendant vers le restaurant, visite d’un artisanat qui fait des feuilles d’or.

On prend un petit morceau d’or, on le frappe pendant une heure puis on le divise en 4. On tape à nouveau chaque morceau durant une heure. On divise cette fois le morceau d’or obtenu en 6 et on frappe à nouveau les morceaux d’or obtenus pendant 5 heures … et voici une feuille d’or !!!

Bon restaurant au Mingalabar (ce qui veut dire bonjour). Bonne soupe puis poisson, poulet avec des crudités, une salade de pommes de terre épicée, du riz et un dessert assez quelconque.

Nous partons maintenant le ventre plein vers le monastère Shwenandaw.

Pour nous y rendre, nous montons dans des trishaws. Ce sont des vélos taxis qui permettent au cycliste de transporter un passager.

Après une promenade à bord des trishaws, nous voici au monastère. C’est le seul monastère de la cité d’or à avoir résisté aux bombardement de la 2ème guerre mondiale car il avait été démonté par le roi Thibaw à la mort de Mindon, son père. Magnifique monastère orné de sculptures en bois d’une finesse assez extraordinaire.

En chemin vers la bibliothèque de pierre, nous rencontrons des stands de maquillage. C’est le bois de thanaka qui est utilisé pour se maquiller ou pour se protéger du soleil.

Et voici la bibliothèque de pierre : 739 x 2 stèles de pierre écrites en Pali donnent les règles du bouddhisme.

Pour graver ces stèles, le meilleur graveur gravait 10 lignes/jour.

3 camionnettes seront suffisantes pour nous amener sur la colline de Mandalay. Le périple est des plus mouvementé et chaotique dans ces petites rues (chemins?) que nous empruntons.

Mais, nous arrivons à bon port pour emprunter les escaliers roulants qui mènent au sommet que nous atteindrons bien sûr pieds nus … pagode oblige !!!

A mi-parcours, un premier grand temple, puis le Shweyattaw Bouddha puis plus haut, une statue surprenante d’une femme agenouillée devant Bouddha et offrant ses seins.

Arrivés tout en haut, Pang Pha nous donne du temps libre pour visiter le site et assister au coucher du soleil de 17h20.

Personnellement, je me dirige vers les toilettes situées un peu encontre-bas. Elles sont payantes et, comme nous sommes toujours pieds nus, des tongs sont à notre disposition. Ces tongs n’étant pas d’une couleur satisfaisante à mon goût, je décide de m’en passer et j’entre pieds nus dans les toilettes … c’était assez spécial je dirai …

Remonté à la surface, je peux maintenant apprécier (quel contraste!!!) la vue qui s’étend de toutes parts sur des kilomètres à la ronde de cette colline qui s’élève à 240m au-dessus de la ville.

Beaucoup de monde pour assister à un magnifique coucher de soleil.

17h40, il fait maintenant bien sombre et nous commençons à redescendre.

Sur la dernière marche, coup de théâtre, Paulette fait une chute. Elle se tient le poignet et à l’air de souffrir.

Les camionnettes nous ramènent au car. Nous déposerons Paulette, Gérard et Pang Pha à l’hôpital avant de nous rendre au restaurant.

Restaurant correct, dessert moyen.

Direction notre hôtel, bien bruyant également et pas très bien situé.

Ce que j’ai également retenu de ces 2 premiers jours en Birmanie :

embouteillages monstres à Rangoon : on dit que l’on est arrivé à Rangoon lorsque l’on n’avance plus,

– il n’y a pas de motocyclettes ni de motos à Rangoon car un militaire  (du temps de la dictature) les a interdits car alors qu’il était en voiture, dans les embouteillages, il s’était fait menacer par un motard qui a pu prendre la fuite sans problème,

– en Birmanie, on roule à droite mais le volant est le plus souvent à droite,

– la capitale de la Birmanie est Nay Pyi Daw depuis 2015 date à laquelle les militaires ont décidé sans raison de la déplacer de Rangoon,

– beaucoup de panneaux solaires,

– beaucoup d’hydroélectricité,

– vente de gaz aux chinois,

– on dénombre plus de 100 ethnies différentes en Birmanie,

– on ne prononce pas le « R » en birman,

– la fabrication de la laque se fait principalement à Bagan,

– les prières sont faites en Pali (à l’université des moines, les novices apprennent le Pali),

– le salaire moyen est de 150 dollars/mois.

05/12/2017 :

Le départ est prévu à 8h00, mais mauvaise nouvelle, Paulette s’est fracturé le poignet et est contrainte de se faire rapatrier vers la France.

Pang Pha reste un moment avec Gérard pour voir comment ils peuvent être rapatriés dans les meilleures conditions et pour régler les multiples problèmes administratifs.

Nous partons donc avec un peu de retard et Pang Pha modifie un peu le programme du jour : on inverse celui-ci et partons immédiatement pour Mingun.

Quelques minutes de car pour prendre le bateau.

Pour y monter, c’est assez rudimentaire : une planche étroite est jetée du rivage au-dessus de l’eau, une rampe en bambou est tenue bien horizontalement par deux femmes afin de nous aider à atteindre l’embarcation sans encombre !

Tout va bien. Après environ une heure de navigation sur la rivière Ayeyarawdy, voici Mingun, ancienne Cité Royale. Nous sommes accueillis par une nuée d’autochtones qui nous suivent pour nous vendre cartes postales, chapeaux, bijoux …

Nous déambulons dans des chemins achalandés, toujours suivis par les vendeuses qui cherchent à discuter : «  c’est pas cher, comment tu t’appelles ? À tout à l’heure … ».

Arrivés devant la pagode de Mingun : la Mantara Gyi Pagoda, nous nous déchaussons afin de commencer notre visite.

C’est un impressionnant édifice inachevé.

 

Tout en briques, cet édifice devait être le plus grand stupa du monde si le roi Bodawpaya n’en avait stoppé le chantier.

Il a été édifié de 1790 à 1797 pour y déposer une dent de Bouddha offerte par les chinois.

Elle devait faire 152m de haut.

La main d’œuvre nécessaire était très importante et elle manquait cruellement pour les travaux agricoles. La rumeur du mécontentement du peuple vint aux oreilles du roi décida alors d’interrompre le chantier qui ne fut plus repris.

  

Du haut de ses 50m, il surplombe cependant l’ Ayeyarawdy avec majesté malgré le temps et les séismes.

Nous regagnons maintenant la sortie où, surprise, nos « vendeuses » nous attendent avec nos chaussures à la main.

Pendant que je me chausse, la demoiselle qui m’a suivi me fait un peu d’air avec un éventail … je lui achète des cartes postales, elle l’a bien mérité bien que je trouve cette insistance un peu lourde !

Nous descendons vers la cloche de Mingun en passant par d’imposants rochers : les « fesses de lion » …

Encore quelques dizaines de mètres, toujours accompagnés de nos chères commerçantes, nous arrivons à la célèbre Mingun Bell.

87 tonnes et 5m de diamètre : c’est une des plus grosses cloche suspendue du monde. La plupart des visiteurs se faufile à l’intérieur tandis que d’autres viennent frapper le métal à l’aide d’un maillet.

Quelques minutes de marche et nous voici devant la pagode de Hsinbyume, très belle pagode blanche de 4 étages. Nous y montons, pieds nus évidemment, pour une petite promenade vers le  sommet.

Nous reprenons notre bateau qui nous dépose près d’un restaurant situé au bord de l’eau : « l’Ave Maria ».

Cadre splendide, température idéale, bon repas pris au bord de l’eau, quoi demander de plus ?

Remarque : pour une fois bon dessert : pastèque et ananas.

Des calèches tirées par des chevaux nous attendaient tout près du restaurant. Nous serons deux par calèche.

Je suis avec Stéphanie pour une nouvelle découverte. Les chemins sont caillouteux et les multiples trous que nous ne pouvons pas éviter nous empêchent de prendre des photos.

Alors que nous admirons les paysages, les pagodes et les rizières, les vendeuses nous rattrapent et continuent à nous proposer leurs gadgets !

Nous passons furtivement devant la tour penchée puis nous nous arrêtons pour visiter le superbe  monastère en teck sculpté de Bagaya-Okkyaung. Ses bas-reliefs illustrés d’animaux et de personnages de la mythologie bouddhique ornent murs, fenêtres, portes et colonnes.

267 colonnes soutiennent cet édifice où  trône la statue dorée du Bouddha.

Nous reprenons les calèches, subissant toujours les multiples soubresauts dus aux nombreux trous et  crevasses et toujours suivis par nos « admiratrices » en vélo qui ne désarment pas de nous vendre encore quelques babioles « c’estpascherc’estmoiquilaifait ».

Nous reprenons maintenant notre embarcation, puis notre car, direction : le Pont Ubein qui enjambe le lac Taungthaman.

C’est en fait une passerelle en planches de teck, la plus longue du monde : 1,2 km !!!

Mais il faut plus d’une heure pour faire l’aller-retour étant donné la foule qui s’y presse ainsi que les multiples étals qui la jalonnent.

Pang Pha nous donne justement une heure pour nous fondre dans la foule qui se promène le long du pont, tout en admirant un paysage magnifique : le lac bien sûr mais aussi les embarcations, les agriculteurs et leurs bœufs sur les berges très fertiles et surtout le coucher du soleil qui nous permettra de prendre des photos assez extraordinaires. C’est un spectacle grandiose !!!

Voilà, la nuit est tombée et nous nous dirigeons en car vers le restaurant.

Très grand et bon restaurant où un spectacle de musique, danses et marionnettes nous attendait.

Dans le car qui nous amène à l’hôtel, on apprend que Gérard et Paulette ont pu partir ce matin vers la France.

Ce que j’ai également retenu cette journée :

– Dans les villages et les campagnes, on compte 6 enfants en moyenne, mais seulement 2 dans les villes,

– dans les villages et les campagnes, les femmes sont accouchées chez elles par une sage-femme,

– dans les villes, les femmes peuvent accoucher à l’hôpital mais cela coûte très cher : de 500 à 750 dollars,

– le jeu de chin lon est très réputé en Birmanie. C’est un genre de football qui peut se jouer à partir de 3 joueurs avec une balle faite avec du bambou,

– d’après Pang Pha, ce sont seulement les Rohingyas qui sont en situation irrégulière qui font l’objet de « raccompagnements » à  la frontière.

06/12/2017 :

Départ 8h00. Le temps est un peu plus frais et plus couvert que les autres jours.

Le déjeuner se passe mieux que la veille où ils étaient en panique et complètement désorganisés.

On voit beaucoup de mobylettes à Mandalay mais cependant, beaucoup moins qu’au Vietnam. Des enfants, qui ne semblent pas avoir plus de 5 ans se rendent seuls à l’école.

La route aujourd’hui est un peu longue et malgré les succès notamment de Fabienne, Marie-Josée, Yves et Henri, nous pensons bien fort à Paulette et à Gérard qui lui aussi aurait certainement poussé la chansonnette.

Premier arrêt pour la visite d’un atelier de tissage de soie.

Beaucoup de succès dans cet atelier et surtout dans le magasin où, je crois, personne n’est sorti bredouille : longyis, chemises, écharpes … il y en a pour tous les goûts.

  

Un premier arrêt photo pour admirer la colline de Sagaing ;

Malheureusement, la brume ne s’est pas dissipée. La photo ne rendra pas grand-chose.

Nous reprenons la route avec toujours beaucoup d’ordures et de détritus sur les bas côtés. Des gens quêtent, c’est pour « entretenir les monastères éloignés des villes ».

Nous croisons également des troupeaux de moutons, des zébus et des bœufs.

Le plus souvent, la route est trop étroite pour que 2 voitures se croisent, seulement 1,5 voie a été construite et l’on est souvent obligé d’empiéter sur les bas côtés de la route.

Bon restaurant, dans un beau cadre en plein air.

On s’arrête maintenant pour une visite peu ordinaire : la visite du temple de Thanbodday, près de Monywa.

Ce temple, qui a vu le jour en 1939 est gardé par 2 énormes éléphants blancs. Mais ce qui étonne le plus dans ce temple, c ‘est le nombre de Bouddhas : 582 363 Bouddhas se partagent ce sanctuaire : des minuscules, des petits, des grands, des énormes, il y en a partout. C’est sans doute un challenge pour avoir le plus grand nombre de Bouddhas dans un temple !

Après avoir eu un peu de temps pour admirer ce temple étonnant, le car nous dépose sur la berge du Chindwin. De là nous empruntons 3 vieilles embarcations qui nous conduisent sur l’autre rive où nous attendaient 4 jeeps très locales.

Après environ une heure de route, aussi très locale, nous voici sur le site, pas encore très connu de Po Win Taung.

   

Le site de  Po Win Taung, composé de grottes, petites salles creusées dans le grès, est assez exceptionnel. Des singes, pas très agressifs, nous accueillent à notre arrivée, puis nous nous séparons en 2 groupes afin d’entrer dans une première grotte que nous indique Pang Pha.

A l’aide d’une lampe, il nous fait admirer les magnifiques peintures murales dans des tons de rouge, brun et bleu splendides.

Ces fresques remontent à une période comprise entre le 14ème et le 18ème siècle. Ce sont des habitants de Bagan, chassés par les Mongols qui se seraient réfugiés ici et qui auraient réalisé ces magnifiques fresques.

Pang Pha nous amène maintenant vers d’autres grottes. Je m’attarde un peu avec Fabienne et Yves, fasciné par certaines grottes bordées par des Bouddhas couchés ou en pleine méditation et par des figures géométriques étonnantes. Nous sommes en retard, le groupe nous attend. Juré, on ne le fera plus.

Retour à nos jeeps. Le soleil se couche et la nuit est maintenant bien noire alors que nous reprenons notre route vers nos embarcations … et c’est dans le noir le plus complet que chacun monte dans son « bateau local » pour rejoindre l’autre rive où notre car nous attendait.

Très bel hôtel confortable. Bon dîner.

Ce que j’ai également retenu cette journée :

– des enfants en bas âge se rendent seuls à l’école. Pas de ramassage scolaire,

pas tous les enfants vont à l’école, surtout dans les villages et les campagnes où les écoles sont souvent très éloignées,

– on dit que Mandalay est une usine aux moines,

– les moines doivent déjeuner avant midi, ils ne travaillent pas et vivent des offrandes. Ils se lèvent très tôt et reçoivent des offrandes, qu’ils n’ont pas le droit de refuser,

– lorsque l’on arrive au Nirvana, on ne peut plus être réincarné, donc, redescendre et expliquer comment est le Nirvana,

– la crémation est courante mais pas obligatoire,

– des moines sont invités aux obsèques. On leur donne alors des offrandes,

– chrétiens, musulmans et bouddhistes ont des cimetières séparés,

– les bouddhistes ne vont pas au cimetière car ils ont peur des esprits. A la place, pour commémorer leurs morts, ils se rendent au monastère,

– beaucoup de sculptures en bois, bronze et marbre,

– la Birmanie est le 2ème producteur d’opium (après l’Afghanistan),

– les jeunes se droguent de plus en plus car l’opium et le pavot ne sont pas chers. C’est illégal d’en consommer (les dealers risquent 7 ans de prison et les consommateurs 1 à 2 ans de prison), mais la corruption règne,

– les terres sont très riches, bananes, oranges, blé, coton, tabac, cacahuète,  sorgho-grain, haricot, maïs et surtout riz (très gros exportateur mondial),

– on ne mange pas de pain en Birmanie. Les gâteaux sont faits à la farine de riz,

système de santé : on compte environ un dispensaire pour 3 villages. L’UNICEF envoie des médicaments mais les villageois ne les connaissent pas. Tout est payant, Il existe des hôpitaux privés dans les villes mais ils sont hors de prix,

– les paris sur les équipes étrangères sont interdits,

– en 2010, les chinois ont voulu construire un barrage sur le fleuve  Ayeyarawdy. Cela aurait été une vraie catastrophe humanitaire en Birmanie. Une levée de boucliers internationale a heureusement fait reculer les chinois,

– une mobylette chinoise coûte environ 500 dollars, mais elle ne dure pas plus de 3 ans. Une mobylette Thaï coûte 3 fois plus cher mais on la garde beaucoup plus longtemps,

– une voiture coûte environ 10 000 dollars et il n’y a pas de prêt bancaire,

– dans les villages, il n’y a pas de banques. Ils achètent de l’or,

– les militaires sont en vert, les policiers en bleu et les agents de circulation en blanc,

– certaines routes sont payantes (parfois en fonction du poids), certains villages également, ce qui fait que parfois, on doit payer 2 fois : une fois pour la route et une fois pour le village,

– la Birmanie possède du pétrole. Malgré cela l’essence est chère (0,55€ le litre) mais en 2014 c’était le double,

– le prix de la location d’un appartement moyen est d’environ 120 dollars/mois avec un dépôt de 6 mois,

– le prix d’un studio au centre ville de Rangoon est de 36000 dollars environ. A l’extérieur de la ville, il faut compter 2 fois moins,

– les chinois prennent des terres villageois pour en exploiter le cuivre. Pour cela, ils soudoient les militaires.

07/12/217 :

Bon petit déjeuner sur la terrasse avec des œufs sur le plat faits devant nous.

Le soleil est déjà là et la température est très agréable.

Départ 8h00 pour Bagan.

La route n’est bitumée que sur une voie sur le chemin de notre premier arrêt sur le site de Bodhi Tatung.

Après être descendus du car, il nous faut marcher quelques centaines de mètres, soit sur la route, soit en passant par un bazar couvert mais les commerçants n’ont pas encore ouvert.

C’est un vaste ensemble bouddhique assez fantastique. Au fur et à mesure que nous nous y  approchons, nous apercevons un gigantesque Bouddha debout : 116m de haut !!! Puis, un autre Bouddha du même gabarit mais couché, puis un autre en construction : un Bouddha assis celui-là !!!

D’innombrables autres Bouddhas, plus petits, sont alignés sous les arbres.

Nous reprenons notre route dans la plaine plate et très fertile du fleuve Ayeyarawdy. Les maisons que nous pouvons apercevoir sont en bambou tressé. Il faut changer ces bambous tous les 8 ans environ.

Arrêt au village de MaU pour admirer l’habileté des artisans et en profiter pour acheter quelques souvenirs : corbeilles en bambou, encens en écorce de thanaka ou écorce de tamarin … 

Notre chauffeur jette de l’argent par la fenêtre, sans s’arrêter : c’est le péage pour entrer dans la ville de Pakkoku.

Beaucoup de motocyclettes à Pakkoku.

Visite d’une fabrique de tongs. Cette fois ils n’aurons pas de succès car la semelle est très raide.

   

Sur la jetée de Pakkoku, nous embarquons à bord d’un bateau local.

Encore une fois, ce sont des femmes qui vont transporter nos valises du car au bateau !

Il n’est pas très tard alors que nous arrivons à notre hôtel de Bagan.

C’est super, pour une fois, nous allons pouvoir prendre une bonne douche et nous changer avant de dîner … ET BIEN NON : IL N’Y A PAS D’EAU !!!

Bon, ben tant pis, nous allons dîner sans s’être douchés.

Très grand restaurant avec spectacle de marionnettes. Pang Pha nous a conseillé le rhum. Il ne faut pas s’en priver. Rhum plus bière, cela donne une ambiance bien gaie alors que le car nous ramène à l’hôtel.

Retour dans la chambre, miracle, l’eau revient !!! Tout d’abord un peu terreuse puis bien claire.

Alors que je m’apprête à en profiter, 2 personnes de l’hôtel viennent m’offrir une bouteille de vin en dédommagement de la coupure d’eau. 

Ce que j’ai également retenu cette journée :

– dans une pagode, on ne peut pas entrer,

– un temple a 4 entrées,

– l’espérance de vie est de 67 ans pour les hommes et 71 ans pour les femmes,

– les trains sont des « TGV et TPV » : Très Grandes Vibrations et Très Petite Vitesse : le bus est privilégié,

– les birmans fument et chiquent beaucoup,

– ce sont des femmes qui la plupart du temps refont (ou font) les routes pour un salaire de misère alors que le travail est des plus durs,

– les universités sont éloignées des villes car en 1968 les étudiants ont manifesté (plusieurs morts) et les militaires ont décidé de les déplacer,

– la plupart des voitures qui circulent sont surtout des Toyota mais on trouve également des marques chinoises et indiennes 

08/12/2017 :

Départ 8h00 sauf pour Véronique et Nicole qui vont survoler Bagan en montgolfière.

Nous nous retrouvons devant le pittoresque marché de Nyaung Oo.

Marché très coloré où Pang Pha nous permettra de flâner quelque peu et de faire quelques « affaires ».

Bagan est situé près du fleuve.

Pas moins de 50 rois s’y sont succédés.  Le premier d’entre eux, Anawrahta, a vaincu les Môns.

Entre le 11ème et le 13ème siècle, ils ont fait construire plus de 5000 temples et pagodes.

 Au 13ème siècle, les Mongols sont arrivés.

De nombreux bâtisseurs de ces temples sont alors partis vers Ava où l’on a pu voir les chefs d’œuvres.

Malgré les destructions ordonnés par les Mongols et les multiples séismes qui ont sévis dans la région (le plus violent date de 1975), il y subsiste encore plus de 2000 édifices.

Temple de Htilominlo :

La légende : Le roi devait choisir celui qui lui succédera. La coutume voulait que se soit son fils aîné. Le roi souhaitait cependant voir son fils cadet monter sur le trône. Il a donc décidé que c’est une ombrelle qui déciderait quel est le fils qui lui succéderait : on fit tomber l’ombrelle et c’est le plus jeune qu’elle a désigné. Celui-ci, devenu roi, fit construire ce temple.

Ce temple est le dernier temple important de style Barmar.

C’est un temple très élégant qui porte de remarquables frises et sculptures.

Il est vraiment dommage qu’un certain nombre de fresques soient aussi abîmées par les gens qui ne peuvent s’empêcher de les toucher. 

Reprenons notre route pour la visite d’un atelier de laque. Il faut 18 couches de laque de chaque côté  pour avoir un objet qui va durer plus d’un siècle. C’est ce qui est fait actuellement par ces artisans, on peut même dire artistes.

Un vaste showroom nous permet aussi d’admirer toutes les œuvres : tasses, mazagrans, plateaux … 

Direction maintenant le temple de Manuha.

La particularité de ce temple est son bouddha couché que l’on voit sourire lorsque l’on arrive et qui semble pleurer quand on est près de sa tête.

Trois bouddhas assis se partagent également cet espace confiné.

Le restaurant de ce midi est un restaurant chinois. Des nems en entrée, mais pour le reste, c’est de la cuisine birmane.

Visite du temple Ananda chef d’œuvre de l’architecture môn.

Les 4 énormes portails en teck donnant sur 4 vestibules disposés autour d’un pilier central sont tout à fait remarquables.

4 bouddhas imposants semblent monter la garde alors que l’on se promène dans les déambulatoires en admirant les carreaux ornant l’intérieur du temple.

Le temps est un peu lourd cet après-midi alors que nous nous approchons le temple de MynkabaGubyaukgyi.

On entre dans ce temple dans le noir. Les photos sont interdites afin de ne pas altérer les splendides fresques qui datent du 11ème siècle. On éclaire à l’aide le nos smartphones pour admirer des visages de femmes et d’hommes, des éléphants et autres animaux.

Des calèches nous attendent (2 personnes par calèche) près du grand temple de Thatbyinyu qui domine le centre de l’Old Bagan du haut de ses 61m de haut.

Je fais toujours équipe avec Stéphanie avec qui, donc, je parts pour une superbe promenade en calèche parmi les temples de Bagan.

Nous nous arrêtons dans un site un peu éloigné de la foule de touristes pour assister une nouvelle fois au coucher du soleil.

Malheureusement, cette fois-ci, le beau temps n’est pas au rendez-vous et le spectacle n’est pas aussi splendide qu’espéré.

Dîner : 18h00 !!!

De retour à l’hôtel, j’ai le temps pour écrire mes cartes postales et aussi de faire quelques longueurs dans la bucolique piscine extérieure, juste après Mélanie qui en revient. 

La légende du jour :

Un prince, qui n’avait jamais quitté son Palais, part à 29 ans avec son ami.

Il rencontre un vieux, un malade et un moine. Il est très étonné car il n’avait jamais vu ni de vieux ni de malade ni de moine. Alors, son ami lui explique.

Il part alors méditer sans manger durant 6 ans.

En méditant, il vaincra le méchant qui voulait l’affronter.

Il meurt à 80 ans et a atteint directement le Nirvana : il est Bouddha.

 

Ce que j’ai également retenu cette journée :

piteka : livre de Bouddha,

– les chinois sont mal vus en Birmanie,

– certains moines ne sont moines que pour profiter des offrandes et de la vie paisible des moines.

09/12/217 :

Aujourd’hui, c’est le jour de l’excursion au Mont Popa avec 777 marches à gravir.

Je prends un cachet d’aspirine dès le matin car j’ai depuis fin novembre une tendinite au genoux et j’appréhende un peu les marches du Mont Popa.

Surprise, ce matin il pleut !!!

On reprend les kways et les parapluies laissés imprudemment dans la valise et partons dès 7h30 vers 

le Mont Popa.

En chemin, nous nous arrêtons pour observer la récolte de palmiers à sucre. Les cultivateurs arrivent à grimper le long des troncs pour recueillir le jus de fruit du palmier.

Ce jus sera ensuite transformé en sucre de palme.

Dégustation très sympa de l’alcool de palme (cela ressemble au saké) et de délicieux bonbons (notamment ceux au gingembre).

Le car se gare, nous ne sommes pas très loin du Mont Popa que nous n’allons pas tarder à apercevoir.

 

C’est un majestueux éperon rocheux qui s’élève devant nous.

Il pleut toujours alors que nous commençons notre ascension, pieds nus, alors que nous avons 777 marches qui sont de véritables savonnettes sous la pluie. Chacun prend la précaution de bien se tenir à la rampe. Impossible de prendre des photos, avec une main sur la rampe et l’autre qui tient mes lunettes devant les macaques chapardeurs qui sont en nombre.

Un singe profite de l’inattention d’une touriste qui descend pour lui chiper un paquet de gâteaux qui était dans son sac, alors qu’un autre vient s’emparer de la cannette d’une pauvre dame apeurée.

L’ascension conduit à un complexe étincelant de sanctuaires voués aux Nats et au Bouddha.

Le panorama doit être magnifique par beau temps, mais il pleut toujours et surtout le brouillard ne nous permet pas de profiter de la vue.

Nous redescendons très précautionneusement. Arrivés à mi-parcours, on me fait signe de ranger mes lunettes dans ma poche. Un peu plus bas, une vraie bande de singes agressifs nous barre la route !!!

Des agents de service arrivent avec des lance pierres  et frappent sur les rampes afin de les disperser, nous pouvons passer.

C’est bon, nous pouvons nous rechausser, reprendre le car direction Meikila pour se restaurer.

L’hygiène du restaurant est assez douteuse mais Pang Pha nous a assuré que ce n’était pas un restaurant tourista.

Nous ne prenons qu’un plat de nouilles pour gagner du temps car la route est encore longue.

Enfin voici notre hôtel, simple mais pas très net.

La légende du jour :

Au 11ème siècle, la sœur du roi qui méditait à Bagan était amoureuse d’un jeune homme. Ce jeune homme venait apporter des fleurs au roi chaque année. Une fois, il est arrivé en retard car son premier enfant est né.

Le roi ne lui en a pas tenu rigueur.

Par contre, lorsqu’il arrive encore une fois en retard (à cause de la naissance de son 2ème enfant), il le condamne à se faire battre. Malheureusement, il succombe à ses blessures.

La roi va alors adopter les 2 enfants du jeune homme.

Mais, ceux-ci ne faisant pas correctement leur travail, le roi ordonne leur exécution.

Ceux-ci deviennent « Nats » (esprits).

Leur célébration fait partie des festivités les plus célèbres du pays.

Ce que j’ai également retenu cette journée :

– la répartition des religions s’établit comme suit :

   . 3 % de musulmans,

   . 6 % de catholiques,

   . 6 % d’athées,

   . 85 % de bouddhistes,

– la mousson commence en juin et dure 5 mois,

– il y a 3 mois d’hiver,

– pendant la mousson, les sacs plastiques qui jonchent le sol bouchent les égouts, ce qui provoque d’importantes inondations tous les ans,

– lors de fortes pluies et de tempêtes de vent, il arrive souvent que des câbles électriques soient emportés, causant de nombreux morts dans les villes,

– de nombreux enfants de 8/9 ans travaillent,

– le karaoké est à la mode en Birmanie,

– il n’y a pas assez d’écoles, nombreux sont les enfants qui n’y vont pas,

– mars, avril et mai : ce sont les vacances. Au mois d’avril, on célèbre la fête de l’eau durant 5 jours,

– il n’existe pas d’assurance. Lors d’un accident, cela se traite à l’amiable. On évite la police à cause de la corruption et des lenteurs administratives. On part sur le principe que le plus petit a raison par rapport au plus gros ! : un 2 roues v/s une voiture, une voiture v/s un camion …

 

10/12/2017 :

Bon petit déjeuner à la française : café, toasts, confitures et beurre mais avec de délicieuses crêpes et des bananes.

Nous partons à 8h30. Le temps est gris.

Le train du matin n’existe plus. D’autre part, Pang Pha nous assure qu’il est dangereux, des lignes hautes tension y sont déjà tombées et il est très souvent en panne.

Nous partons donc en car.

Le soleil semble vouloir percer alors que nous descendons vers Pindaya.

Soudain, nous sommes coincés derrière une procession de voitures, camions et fourgonnettes. Ce sont les villageois qui se rendent en musique vers une pagode pour offrir offrandes et cloches.

La plupart sont costumés et entassés dans les véhicules que nous dépassons précautionneusement.

Voici la première voiture, c’est une voiture de police qui ouvre le cortège.

La voie est maintenant libre, nous pouvons poursuivre notre route.

Riz, piments, moutarde, lentilles, blé et thé vert sont en abondance dans les terres fertiles où poussent les meilleurs fruits.

Après un arrêt photo dans un magnifique champ de thé vert, nous voici arrivés arrivés aux grottes de Pindaya.

C’est en fait un réseau de grottes extraordinaires par sa taille et par sa complexité.

Nous déambulons dans un dédale d’escaliers qui grimpent dans des pavillons dorés et ouvragés.

Une myriade de statues anciennes et de bouddhas plus magnifiques les uns que les autres méditent dans des niches splendides.

Et dire que si nous avions pris le train nous aurions manqué cette somptueuse visite, un des must du voyage.

Nous sommes montés voir les grottes par un escalier, nous en redescendons par un ascenseur et nous revoilà sur les routes.

  

Sur le chemin, arrêt pour la visite d’un atelier d’ombrelles faites en bois de mûrier : on laisse baigner dans l’eau l’écorce du mûrier durant 8 heures, on le bat ensuite pendant 20 minutes puis on le décore avec des fleurs.

Bon déjeuner en plein air au restaurant « Heart to Heart ».

Direction l’embarcadère de Nyaungshwe pour partir en pirogue à moteur sur le Lac Inle vers notre hôtel.

     

En pirogue, nous passons près de pêcheurs qui rament avec une jambe et admirons les jardins flottants.

Nous sommes accueillis en musique par le personnel de l’hôtel qui nous offre un thé vert de bienvenue.

Le site est magnifique. L’hôtel est splendide.

C’est un hôtel sur pilotis construit au beau milieu du lac. Chacun a son petit bungalow.

Superbe vue avec le coucher du soleil derrière les montagnes, malgré quelques nuages.

 

Je fais une petite promenade autour de l’hôtel. La soirée est douce, la température des plus agréables.

Très bon repas à l’hôtel arrosé du (bon) vin que nous avait offert l’hôtel Arthawka à Bagan en compensation de la coupure d’eau.

En revenant dans ma chambre, j’ai la surprise de constater que l’on m’a installé consciencieusement une moustiquaire.

La légende du jour :

7 sœurs venaient se baigner dans le lac. Un jour, elles étaient en retard et ont décidé, à la nuit tombée, de rester dormir dans la grotte. Malheureusement, une araignée géante a obstrué la sortie de la grotte.

Un prince, qui passait par là, a tiré une flèche pour transpercer la toile d’araignée et tuer l’araignée afin de délivrer les 7 sœurs.

A la suite de cet exploit, il s’est marié, bien sûr, avec la plus jeune des 7 sœurs.

Ce que j’ai également retenu cette journée :

– les paysans font 2 récoltes par an,

– beaucoup d’entraide parmi les paysans,

– il existe 33 lettres en birman,

– chaque jour de la semaine correspond à un animal,

– la dictature militaire a laissé le pays en proie à d’énormes difficultés économiques,

– Aung San Suu Kyi incarne la résistance tenace et pacifique face à l’oppression militaire. Lorsque les militaires sont partis, ils ont exigé :

          –  d’avoir 25 % des représentants à la chambre (afin d’avoir une possibilité de blocage),

          –  que  Aung San Suu Kyi ne soit pas présidente (elle est ministre de la santé et de l’éducation mais c’est son chauffeur et ami qui est le président) 

11/12/2017 :

Bon petit déjeuner avec œufs aux plat.

Le ciel est couvert ce matin alors que nous partons dans nos 6 pirogues motorisées en teck à la découverte du lac Inle et de ses trésors.

Nous croisons ça et là d’autres pirogues qui sont l’unique transport des villageois que nous apercevons.

 

Ici une personne lave son linge, là une autre se lave dans le lac …

Nous accostons maintenant pour découvrir un atelier de tissage de vêtements en fils tirés des branches de lotus mais aussi, plus ordinairement en soie et en coton.

Le prix du tissu en fils de lotus est hors de prix : 600 dollars pour une grande écharpe !!!

Deuxième escale : une fabrique de cigare, puis, visite du « temple des 5 bouddhas d’or », temple, bien sûr, construit sur pilotis.

   

La légende du jour  sur le temple des 5 bouddhas d’or :

Une ogresse était sur le lac avec son bébé. Malheureusement, son bébé est tombé dans l’eau. Le roi, qui passait par là, l’a aidée à le retrouver. Il fut sauvé !

L’ogresse, pour remercier le roi lui a offert du bois de teck. Le roi fit sculpter alors 5 bouddhas avec ce bois, 4 petits et 1 grand, puis fit construire ce temple pour les abriter. On y vient maintenant pour notamment y coller des feuilles d’or.

Une procession a lieu chaque année, à la fin de la mousson. Cette procession a lieu sur le lac Inle et on y emmène, bien sûr les bouddhas.

Cependant, une année, les 5 bouddhas sont tombés à l’eau. On n’a pu repêcher que les 4 petits bouddhas mais quand les gens arrivèrent dans le temple pour remettre les 4 bouddhas à leur place, le grand bouddha, oh miracle, était déjà là !!!

Depuis, les processions se font sans le grand bouddha !

En repartant, nous apercevons justement les magnifiques embarcations de couleur or qui servent aux processions des bouddhas d’or.

De temps en temps, de petites embarcations viennent nous accoster pour nous proposer souvenirs et bijoux.

Voici notre restaurant (sur pilotis comme pratiquement tous nos lieux de visite de la journée). Il se nomme aussi « Heart to Heart ». Très bon accueil et bonne cuisine avec du bœuf cuit dans des feuilles de banane.

Il fait beau, le soleil est bien présent malgré quelques nuages et la température est très agréable alors que nous empruntons une passerelle nous menant au monastère de Nyaung Ohak et ses innombrables stupas. Le site est laissé à l’abandon et tombe en ruine car il revient très cher à l’entretien. Des banians et autres arbres s’enchevêtrent avec les stupas.

Certains de ces stupas arborent cependant encore de magnifiques bas-reliefs de créatures mythiques tout en stuc.

Nous arrivons au monastère Nga Phe célèbre pour ses chats sauteurs. Mais, il n’y a plus de chats sauteurs depuis 2012, date à laquelle le chef moine décida que c’était faire souffrir ces chats que de les laisser dans ce monastère.

Retour à l’hôtel pour admirer à nouveau le coucher du soleil : on ne s’en lasse pas.

   

En chemin, nous croisons des pêcheurs et même des buffles dans le lac.

Dîner à l’hôtel avec un super spectacle de danses birmanes avec comme clou un dragon impressionnant.

12/12/2017 :

Lever 5h00 pour départ 6h00 en pirogue vers l’aéroport de Helo et envol à destination de Yangon.

Nous retrouvons notre hôtel à Yangon. Ma chambre est très bruyante et sent la fumée. 

Après une promenade dans la ville, nous voici au restaurant. Très bon restaurant où Pang Pha va nous présenter sa maman avec fierté.

 

De retour dans le car, l’ambiance a monté d’un cran et Pang Pha, qui a emmené sa guitare, nous joue et chante des chansons locales.

Nous voici au marché Boygyoke Aung. C’est le royaume de l’artisanat birman : bijoux, étoffes, longyis, sculpture sur bois, objets laqués, vannerie, sac shan …

Nous aurons un temps libre d’une bonne heure pour « chiner ? » et faire nos dernières emplettes.

Nous poursuivons notre visite de Yangon.

Toujours beaucoup d’embouteillages alors que nous passons à pied devant des bâtiments délabrés.

Nous longeons des « restaurants de rue » où les clients déjeunent à même le sol.

Les rues sont souvent jonchées de détritus alors que nous devons faire très attention pour traverser : le piéton n’est absolument pas un souci pour les automobilistes, même s’ils sont dans les passages protégés.

Voici la grande place du City Hall où cohabitent, en face de l’Hôtel de Ville, une mosquée, une pagode et une église.

En face de l’Hôtel de Ville, s’étendent les pelouses du Parc où est construit le monument de la l’Indépendance.

La nuit tombe alors que nous arrivons à la pagode de Shwedagon.

Avant d’emprunter l’ascenseur, une personne du groupe se fait arrêter car sa tenue vestimentaire n’est pas conforme : on voit ses genoux. Palabres, on lui prête un longyi et nous pouvons accéder à la fameuse pagode Shwedagon et ses 5 tonnes d’or.

C’est vraiment le joyau du pays. La lumière chaude du crépuscule éclaire la pagode habillée d’or et ses innombrables sanctuaires et stupas.

Cette splendide pagode est censée renfermée les reliques du bouddha historique.

 

Il nous faudra plus d’une heure pour en faire le tour en s’arrêtant de temps en temps pour admirer les principaux sanctuaires et écouter les commentaires de Pang Pha.

Au cours de notre visite, nous avons perdu Stéphanie. On la retrouvera un peu plus tard mais elle n’aura pas l’explication de Pang Pha sur les stupas des 2 Nats :

Se faisant face, 2 Nats, l’un portant un bébé (un garçon) et l’autre tenant une fleur de lotus.

Si l’on souhaite avoir un garçon dans l’année, on colle des feuilles d’or sur le 1er Nat. Si on veut avoir une fille, on colle des feuilles d’or sur le second.

Pang Pha nous avoue qu’il a essayé et que cela a fonctionné lors de la 2ème fois !!!

Notre dernier dîner va se passer dans un très beau restaurant qui était tenu par les militaires.

Près de la salle à manger, le bureau du père de  Aung San Suu Kyi : le général Aung San , qui est maintenant un petit musée (ce bureau est assez petit pour un général qui a tant oeuvré pour l’indépendance de son pays).

De nombreuses photos du général et de sa famille nous plongent encore un peu plus dans l’histoire de la Birmanie.

Retour de bonne heure à l’hôtel car le lendemain le réveil est programmé sur 3h00 !!!

13/12/2017 :

L’aéroport n’est pas bien éloigné de l’hôtel mais il faut tout de même se lever à 3h00.

Arrivée à Bangkok sans encombre.

Nous avons encore pas mal de temps pour prendre notre avion pour la France et nous en profitons pour faire un petit tour dans cet aéroport que nous connaissons déjà ? Eh bien non pas si bien que cela car pour venir nous ne sommes pas arrivés sur la même « gate » et si tout semble identique, impossible de retrouver notre starbuck pour y reprendre un café !

Il est temps de monter à bord de l’avion qui nous ramène en France.

Sniff sniff, chacun rentre chez soi … heureusement avec de supers bons souvenirs plein la tête de ce magnifique voyage.

Les musts du voyage :

– Le lac Inle

– les grottes de Pindaya

– la promenade en calèche parmi les temples de Bagan,

– la pagode de Shwedagon.

Ce que j’ai regretté : les hôtels toujours éloignés des centres, ce qui ne nous a pas permis de nous promener le soir dans les villes.

L’électricité en Birmanie

Dans l’avion qui nous emmenait vers Bangkok, j’ai pu lire le « Myanmar Times » que m’a donné une hôtesse de l’air. Un article a retenu toute mon attention concernant le secteur de la distribution d’électricité en Birmanie.

D’après cet article, le gouvernement fait du secteur de la distribution électrique une priorité.

L’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire en 2030.

Cela semble un challenge difficile à relever.

Actuellement, en Birmanie, seulement 30 % de la population bénéficie de l’électricité. 69 % des foyers utilisent le bois pour la cuisine. Nombreux sont ceux qui utilisent le kérosène mais aussi des bougies et des batteries pour s’éclairer.

44 % de la consommation est faite par les résidents, 32 % par les industries et 20 % par les commerçants.

La demande dans les centres urbains croît de 12 % par an. A Rangoon, elle croît de 20 % par an depuis 2015.

Il faut inciter les entreprises internationales à venir investir en Birmanie. Norvège, Chine et Thaïlande sont approchées mais les entreprises étrangères hésitent à venir.

Un obstacle important pour faire venir ces entreprises étrangères pour la distribution de l’électricité est le prix du Mégawatt qui est vendu 3 cents le Mégawatt contre 9 cents à la production.

Si le gouvernement privilégie l’énergie renouvelable par rapport au charbon, d’autres projets à cours terme sont à l’étude comme du fuel venant de Thaïlande et de Singapour.

A plus long terme, il est prévu développer l’hydroélectricité et l’énergie solaire.

La situation est particulièrement critique dans les milieux ruraux où l’on recense 70 % de la population.

Cela limite la croissance des entreprises et empêche l’économie de décoller.

Les autorités espèrent dupliquer le succès de la Thaïlande qui a couvert 65 % de la population en quelques années.

De plus, les sources d’électricité ne sont pas fiables. Des entreprises ont été contraintes de restreindre leurs plans d’expansion et n’ont pas pu exploiter toute leur capacité de production.

Plusieurs schémas sont actuellement sur le bureau du ministre et attendent une décision.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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